Chrétiens et Musulmans :un dialogue plus que jamais nécéssaire .

L’assassinat du Père Hamel en juillet dernier , la sanglante litanie des attentats depuis Charly Hebdo , la violence aveugle de Deach ,sont autant d’éléments de sidération pour tous les français . Politiques , experts en tout genre , autorités morales et spirituelles , historiens s’y mêlent pour esayer d’analyser les causes , dégager des perspectives , proposer ,esquisser ce qui pourrait être un Islam de France.
La difficulté de dégager une voie moyenne est bien réelle ,tant les anathèmes , les outrances , les partis pris ,la méfiance de voir remise en cause la laîcité sont nombreuses .Il est de fait comme le faisait remarquer justement l’historien J F Colosimo que tout débat sur l’histoire et le devenir des identités collectives est difficile , et se crispe dangereusement .Pour l’extrême droite tout est simple , l’Islam sous toutes ses formes est le danger absolu , celui qui veut affirmer sa suprématie et remettre en cause les racines chrétiennes de la France .Pour la droite , le choix est simple : ce n’est d’intégration dont il faut parler mais d’assimilition pour mieux gommer le mal absolu qu’est le communautarisme .Pour la gauche , l’enjeu essentiel est celui de la laîcité et sa conviction que l’intégration n’est pas comme le souligne Jean Pierre Chevènement , le Président de la Fondation pour les œuvres de l’Islam de France ,une assimilation qui jetterait aux orties la diversité des apports que la France a acceptes au fil des siècles .C’est au titre de ces principes que le Premier Ministre milite pour que les représentantsdes différentes sensibilités de l’Islam touvent les voies et moyens de s’organiser das le cadre et les valeurs de la République .Il rejoint en cela l’appel des 41 qui entendent peser désormais peser dans les débats publics concernant l’Islam.L’un d’entre eux parle même de la nécéssité de rebooster totalement le logiciel de la gestion de l’Islam de France.
On est loin sur de tels enjeux des querelles du jour comme celles sur le Burkini , il n’est évidemment pas question de tolérer et d’admettre ce type d’initiative d’un autre temps dont les victimes sont en premier lieu les femmes , mais sachons aller à l’essentiel en évitant d’être réducteur : la question de l’Islam et de ses rapports à la République ne se résume pas à la religion , la question sociale a aussi toute sa place .
Il est plus que nécésaire de prendre de la hauteur ,de se convaincre des efforts à faire au niveau de l’école sur l’enseignement du fait religieux permettant une meilleure connaissance réciproque et de vaincre bien des tabous .On pourrait souhaiter aussi de nos politiques qu’ils se dispensent de sortir des bourdes imbéciles comme celles formulée il y a peu par plusieurs candidats à la primaire d’interdire le salafisme !
Les représentants des différents cultes , des citoyens , sont de plus en plus nombreux à se rencontrer , à souhaiter le développement d’un dialogue susceptible de corriger les clichés et de prévenir une situation qui s’enflamme .Prendre de la hauteur c’est enfin s’engager résolument dans le débat , et sortir d’une certaine façon de la discretion dans laquelle était enfermé jusqu’ici le dialogue interreligieux .

éradiquer l’habitat insalubre

S’il existe bien un domaine à Roubaix qui ne peut faire que consensus c’est bien celui de  la lutte contre l’habitat insalubre et les marchands de sommeil .La ville est confrontée de longue date à ce problème , notamment  dans le parc locatif privé ( environ 8000 logements ) qui constitue le parc de tous les dangers .Les drames survenus ces dernières années , ex l’incendie du Bd Beaurepaire et ses nombreuses victimes , sont pour rappeler la permanence du danger et la nécessité d’utiliser tous les dispositifs de contrôle et de sanction que lui donne la loi , mis en œuvre à Roubaix par l’intermédiaire d’un service d’hygiène aux compétences et à l’expertise reconnus .C’est à quoi répond aussi le nouveau plan territorial de lutte contre l’habitat indigne pour les cinq prochaines années  qui prend la suite d’un plan précédent décidé à la suit du drame de 2006 , bd Beaurepaire .

Les mailles du filet se sont resserées ces dernières en matière de lutte contre l’habitat indécent , indigne ou insalubre , les sanctions y compris avec des peines d’emprisonnement ne sont plus l’exception , le contrôle des logements , les travaux d’office , voire les interdictions définitives d’habiter , se sont multipliés , et des associations comme la SIAVIC apportent une aide précieuse aux victimes des propriétaires indélicats ou des marchands de sommeil par leurs conseils et leur accompagnement.Il n’en reste pas moins que la lutte contre l’habitat insalubre est une lutte complexe , longue et fastidieuse , d’autant que l’insalubrité contrairement au passé est de plus en plus diffuse , et donc plus difficile à combattre  .
Renforcer les dispositifs de contrôle , de sanction , de protection et de réhabilitation des logements concernés s’impose , mais il y a aussi un certain nombre de mesures qui peuvent donner encore plus d’efficacité au plan adopté lors du dernier conseil municipal.

La première est celle de demander à la Mel de demander aux services de l’Etat de reconduire la déclaration préalable de mise en location , qui à défaut du permis de louer défendu par la ville de Roubaix avant 2014 , permet encore une fois de vérifier l’état des logements au regard de la réglementation.

la deuxième est de s’appuyer durant le temps du prochain programme de renouvellement urbain , sur le dispositif dit de la MOUS insalubrité ( maitrise œuvre urbaine et sociale ) qui conseille , accompagne , aide les locataires comme les propriétaires occupants et bailleurs à traiter l’insalubrité .Comme il est indispensable de renforcer le partenariat avec des associations comme la SIAVIC .

La troisième et de solliciter le Préfet de Région pour relancer et articuler l’action de la Justice et des services fiscaux .L’identification d’un substitut auprès du Procureur de la République pour coordonner les services de l’Etat peut être d’un grand secours .

La quatrième est trouver des solutions en matière de relogement provisoire suite à des interdictions temporaires ou définitives d’habiter .Il est à cet égard  regrettable que la résidence hôtelière à vocation sociale , ouverte il y a deux ans rue de Condé au Pile ait été fermée à la suite des difficultés de Soliha Nord.

La cinquième  est de porter à connaissance , donc du public les sanctions comme les condamnations consécutives à l’action des services de la ville .Certaines bvilles de la Région Parisienne ont même tenté d’afficher les condamnations , de façon à donner plus de retentissement à ce type d’action .

Il faudra encore du temps  pour faire reculer de façon significative l’insalubrité et rompre avec ce chiffre infernal de 6 à 7000 logements , certes pas tous insalubres mais qui sont une atteinte permanente au droit à un logement décent .

 

 

 

 

 

les enjeux du PNRU

Quelles suites donner à l’Anru ? c’est à quoi devra répondre le programme national de renouvellement urbain décidé en 2014 par les Pouvoirs Publics.Roubaix y figure en bonne place dans le cadre cette fois d’un contrat unique d’agglomération de la MEL dont l’ambition est de définir une stratégie de développement articulant les actions concernant l’urbain comme l’humain.

La préparation de ce nouveau programme s’apparente à une longue marche qui devrait trouver son épilogue fin 2017 -début 2018  avec la signature d’une convention déterminant les futurs programmes , leur coût et leur financement ainsi que leur modalités opérationnelles , après la réalisation d’une batterie d’études stratégiques portant sur la vision à 10 ans et plus des quartiers concernés par ces opérations préalables aux approches sectorielles couvrant l’ensemble des thématiques faisant la vie et l’attractivité des quartiers en politique de la ville .

Max André Pick a d’ores et déjà annoncé la couleur en indiquant que les démolitions ne constituaient pas la priorité de la ville et le cœur central du PRU roubaisien , mais bien la réhabilitation du parc privé , à l’opposé du maire de Tourcoing parti billes en tête avec l’annonce d’un millier de démolitions dans le quartier de la Bourgogne .On connaît aussi son attachement à la dédensification et sa méfiance pour promouvoir de nouveaux programmes de construction de logements sociaux .En réalité le problème est beaucoup plus complexe que ne l ‘affirme l’intéressé .

Le futur  PRU roubaisien devra à la fois gérer des démolitions en nombre certainement plus conséquent que prévu aussi bien à l’Epeule  dans le secteur de la Mackellerie  comme à l’Alma , conduire la requalification lourde d’une partie du parc locatif social et la réhabilitation dans ces mêmes quartiers du parc privé en utilisant les outils et procédures du PMRQAD.

Les démolitions posent des questions de fond , comment les justifier et les financer dans des secteurs comme l’Alma ayant déjà fait l’objet à la fin des années 90 d’une restructuration approfondie dans le cadre du GPV, où reconstruire ? sur place tout en dédensifiant , dans d’autres quartiers , à l’extérieur ? Il en va de même pour la requalification du parc locatif social et la réhabilitation du parc privé .

Ces dernières opérations sont longues à mener et se heurtent aux capacités contributives limitées des propriétaires occupant du parc privé comme à la faiblesse des fonds propres des bailleurs sociaux .C’est dire l’importance de la voilure financière du PRU et le problème plus qu’essentiel d’obtenir de l’Agence de rénovation urbaine la reconnaissance de la spécificité des interventions croisées dans les tissus urbains des villes de vieille industrie comme celles de la métropole Les mêmes difficultés étaient déjà apparues au moment de la négociation du dossier Anru pour faire admettre la légitimité de  ses interventions hors du quartier des Trois Ponts .Ce combat il faudra le mener avec l’appui et l’implication du Conseil Régional .

Monter et gérer un dossier de renouvellement urbain est un vrai combat politique et technique , sans compter maintenant d’y faire place aux nouveaux conseils citoyens dans des temporalités et des calendriers où le temps des élus et des techniciens n’est pas celui des habitants .

 

 

 

 

la table de quartier du Pile :une sortie par le haut .

Depuis ces dernières semaines, les relations houleuses entre les animateurs de la Table de quartier du Pile et la municipalité de Roubaix font la une de la Presse .Mise en demeure de l’ANRJ d’avoir à quitter la Maison de Projet où elle est hébergée provisoirement , débat sur le positionnement de la Table de quartier dans le processus de réhabilitation du quartier , avec les divergences constatées entre le souhait d’un côté de co-construire le quartier et de l’autre ( la municipalité ) de considérer qu’elle n’avait pas été en reste  en matière d’information, de concertation avec les habitants , notamment ceux des îlots lanières les plus concernés par les opérations de démolition .
Dans cette situation de blocage , il y a un peu de tout, la suspicion sur une démarche participative et citoyenne portée par une association , l’ANRJ , qui a le tord pour certains d’être trop connotée et de mélanger les genres ; de réelles incompréhensions sur la place d’un dispositif autonome d’accompagnement des habitants dont les objectifs ne sont pourtant pas de remettre en cause le programme de requalification du quartier , ni le rôle et les responsabilités de l’équipe opérationnelle de la Fabrique des Quartiers chargée de l’opération , et puis disons le de problèmes de méthode et de communication .A camper sur des positions trop tranchées et trop sûre de son bon droit la municipalité y perd de sa crédibilité et de sa volonté de rentrer dans un processus de concertation .
J’avais déjà eu l’occasion de dire que le PMRQAD était une chance et un atout pour le Pile , c’est d’ailleurs le plus important en investissement et le seul comportant un volet en matière d’équipement public , avec la reconstruction de la crèche Marie Buisine .Un des plus complexes aussi puisque c’est un vrai travail de dentelle sur un bâti modeste et souvent inconfortable mais auquel sont très attachés leurs occupants , certains ayant investi patiemment durant des années .Et puis il y a chez les plus anciens comme pour les nouveaux habitants une véritable solidarité de proximité et le souhait de rester dans leur quartier , d’en améliorer le cadre de vie et l’environnement .Partir pour eux est un crève coeur autant qu’une impossibilité matérielle et financière .
J’avais aussi avancé l’idée qu’il fallait élargir la réflexion sur l’aménagement du Pile en direction du canal de Roubaix et en réintégrant dans la réflexion les îlots  jouxtant le service des espaces verts .Tout ceci milite pour un apaisement de la situation  , et la reconnaissance de la place que peut jouer la Table de Quartier dans l’aménagement du Pile . Il ne s’agit pas de contester le pouvoir de décision des responsables publics , de s’immiscer dans des négociations privées , et de contester les missions de l’aménageur , mais de donner un cadre de travail apaisé à chacun , par ex dans la reconnaissance et le fonctionnement régulier d’un atelier urbain où  l’habitant est en mesure de faire entendre sa voix .Articuler les points de vue des élus , des habitants et des techniciens est un challenge qui mérite d ‘être relevé.

les défits du PNRU

Le programme national de rénovation urbaine lancé en 2014 et appelé à prendre la suite de l’Anru ,est entré depuis ces derniers mois dans sa phase la plus ingrate : celle du temps des études destinées à en préciser le contenu , etles modalités de réalisation .
Tout le monde est bien conscient que les moyens qui lui seront alloués seront en retrait sur ceux qui avaient été accordés àl’Anru , l’autre exigence étant de mieux articuler les actions concernant l’urbain comme l’humain , ce que les dispositifs précédents de la politique de la ville ne garantissaient pas suffisamment .C’est dire l’importance des objectifs et le réalisme attendu de chaque collectivité impliquée dans les futurs programmes .
En matière d’habitat , un premier débat s’esquisse sur l’ampleur des démolitions et la volonté affichée aussi bien par Roubaix que par Tourcoing d’y trouver l’occasion de dédensifier leur territoire , en clair de ne pas reconstruire au même niveau ce qui est appelé à être démoli.
Tourcoing pour ne citer qu’elle a tiré la première en parlant de plusieurs centaines de logements dans le quartier de la Bourgogne .Roubaix a été pour sa part plus prudente en évitant de parler chiffres à propos de l’Epeule et de l’Alma gare et en insistant sur le lien à faire avec la poursuite de la réhabilitation du parc privé , qui avait été d’ailleurs au cœur des débats avec l’Anru au moment de son lancement.
Il n’en reste pas moins qu’il faudra afficher la couleur , même si les choix seront certainement douloureux et feront débat notamment à l’Alma Gare , voire à l’Epeule dans le secteur de la Mackellerie .Revisiter en profondeur Fontenoy Frasez qui avait fait l’objet d’une restructuration lourde à la fin des années 90 ne va pas de soi , mais c ‘est devenu incontournable .
au delà de ce consensus , il restera une ambiguité de taille à clarifier ; celle de l’attitude de nos nouveaux élus à tenir un discours parfaitement contradictoire :demander aux autres territoires à être solidaires de leur politique tout en remettant en cause au niveau métropolitain les dispositifs liés du plan communautaire de l’habitat censé en permettre les moyens , comprenne qui pourra !

commerce roubaisien : quelques pistes pour l’avenir

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour le commerce roubaisien , des enseignes historiques ferment comme celle de la maison Devlaminck , avenue jean lebas , la restauration est devenue une véritable galère pour bon nombre d’établissements et les commerces de bouche ont toujours autant de difficultés à trouver un ancrage durable en centre ville .
Mais comme toujours à Roubaix , la réalité est contrastée , si des axes historiques continuent à pérécliter , d’autres retrouvent de la vigueur ou drainent une clientèle fidèle comme le Bd de Fourmies et les trois Censes en provenance du sud de Roubaix et des communes voisines .Le marché du samedi en centre ville a trouvé aussi sa vitesse de croisière comme il faut souligner l’initiative de la Condition Publique de lancer un nouveau concept de marché le mercredi.Au demeurant Roubaix n’est pas le désert commercial que d’aucuns véhiculent avec une délectation douteuse .Chaque grand quartier dispose aujourd’hui d’un hard discount alimentaire sans compter au centre ville du Géant Casino et de sa galerie marchande .Roubaix est aussi la capitale des bonnes affaires avec Mac Arthur et l’Usine qui drainent des centaines de milliers de personnes venant de la métropole et de la Belgique voisine .
Cet atout , de ville des bonnes affaires , il faut le valoriser etle conforter.L idée qui avait déjà été avancée d’agrandir l’usine et Mac Arthur il y a quelques années reste toujours d’actualité, pour ma part j’y ajoute celle de créer un troisième pôle de magasins d’usine dans tout ou partie de casino Géant.Il suffit de voir le succès de la ville de Troyes pour s’en convaincre .
C’est dire l’importance des mesures d’accompagnement indispensables à cet enjeu .La refonte du plan de circulation et une meilleure accessibilité au centre ville en est une première , tout comme une attention soutenue à la propreté et à la lutte contre les incivilités .Roubaix a aussi d’autres atouts ceux de pouvoir croiser activités commerciales et activités culturelles sans oublier la valorisation des nouvelles applications du e-commerce où elle est en pointe .Nous avons du potentiel , des idées , des habitants qui veulent s’investir , ce n’est pas rien !

laîcité et schéma directeur des lieux de cultes

La venue récente de l’iman controversé de Brest , la mise en cause de l’influence salafiste , le reportage du journal Libération sur les situations croisées de St Denis , Lunel et Roubaix , reposent la question des rapports entre laîcité et Islam , et plus généralement de l’attitude des municipalités vis à vis des cultes .Les prises de position de Medhi Masrour sur ces questions ont mis le débat au bon niveau ,elles ont en même temps fait toucher du doigt les difficultés à aborder des sujets qui sont au cœur de l’évolution de la société française , surtout quand on veut échapper au politiquement correct.
Il n’ y pas de modèle roubaisien ,encore que la correspondante du journal américain le new york times avait noté en 2013 ,la qualité à Roubaix du dialogue interreligieux .Il y a en effet dans ses rapports aux cultes, des réponses qui tiennent à l’engagement dans les années 80 d’André Diligent et àla situation d’une ville où cohabitent en nombre important plusieurs confessions, en premier lieu musulmane ,qui ont posé très vite à la municipalité des questions concrètes en matière d’entretien ou de construction de lieux de cultes et par voie de conséquence d’aide et d ‘accompagnement de la ville .
La réponse de cette dernière a été l’adoption en 2003 du schéma directeur des lieux de cultes en définissant le cadre et les modalités d’ intervention de la collectivité .Celui ci a permis de faire bouger les lignes pour plusieurs projets de mosquée jusqu’ici enlisés , de prendre en charge des travaux de sécurité dans le temple de l’église réformée de la rue des Arts et, de régler les problèmes fonciers de l’association boudhiste de la rue del’Alouette .

Une nouvelle dimension des relations de la municipalité avec les roubaisiens de confession musulmane a été donnée par la création du CIMR, le collectif des institutions musulmanes de Roubaix .Né d’un moment de tension à l’occasion  de l’affaire du QUICK , il a permis d’avancer concrètement sur plusieurs sujets sensibles : les carrés musulmans au cimetière de Roubaix , l’aumônerie musulmane à  l’hôpital Victor Provo, la gestion de l’abattage des bêtes à l’occasion de la fête de l’Aîd, donnant en même temps l’occasion de renforcer la connaissance mutuelle et de mesurer l’importance de la laîcité  comme élément fédérateur de la population roubaisienne.

Je rappelle d’ailleurs que j’avais pris l’initiative en octobre 2012 de réunir l’ensemble des représentants des cultes et des associations laîques pour un temps d’échange que je souhaitais reconduire pour l’avenir .Il est dommage que la nouvelle municipalité n’ait pas repris cette initiative .La municipalité ne transgresse en rien la laîcité dans ce type d’échanges , bien au contraire .C’est même de sa responsabilité politique d’en prendre l’initiative.Les dangers du fondamentalisme et du radicalisme sont trop graves pour ne pas mettre en pratique une laîcité responsable qui rappelle les valeurs de la République et le fait que tous les citoyens ont certes des droits mais aussi des devoirs et des obligations.

c’est dans ce sens que je pense le moment venu de revisiter le schéma directeur des cultes .C’est l’occasion d’en élargir le champ à des confessions comme les évangélistes très représentés à Roubaix et de tenir compte de l’actualité.