Eviter les contresens

Tout le monde s’accorde pour dire que la construction de Roubaix au 19 siècle s’est faite dans des conditions anarchiques , sans plan d’urbanisme ,avec un habitat construit à la va vite entourant des emprises industrielles liées à l’essort  de l’industrie textile.Toute la politique d’aménagement menée depuis ces trois dernières décennies a consisté à remettre du sens, de la cohérence à travers des projets qui sont montés en puissance avec le Grand  Projet de Ville , l’Anru, le volet roubaisien du plan campus , l’Union, une politique associant constructions nouvelles, réhabilitation, réalisation de nouveaux équipements, créations d’espaces verts ,qui a concerné le centre ville comme l’ensemble des quartiers

Ce n’est pas tant sur cette politique  qu’il y a divergence ni sur la dédensification qui en en est le corollaire , mais sur les rythmes , la nature et les objectifs affichés en matiére de constructions nouvelles et de réhabilitation .En clair ce qui est posé est la politique de l’habitat et du logement de la nouvelle municipalité.Une politique de logement a besoin pour répondre aux besoins locaux recensés, permettre aux roubaisiens de passer du locatif à l’accéssion sociale à la propriété , accueillir de nouveaux arrivants , d’une gamme de logements diversifiés où le logement social  comme le logement de la promotion privée ont toute leur place.Les démolitions déjà  intervenues ou à venir de logements sociaux liées à la rénovation urbaine ou à des dysfonctionnements de toute nature rendant difficile leur requalification justifie le maintien d’un rythme soutenu de construction de logements sociaux.

Il en va de même pour la réhabilitation du parc  privé où elle est indissociable de la lutte contre l’habitat insalubre menéé depuis de longues années à Roubaix.On est à la fois sur un véritable travail de dentelle ,souvent peu visible quand il s’agit d’apport d’éléments de confort intérieurs aux logements,sur des opérations au coup par coup qui mettent du temps à créer un éffet d entrainement dans leur voisinage, et sur  des interventions fortement dépendantes de financements  peu accessibles à des propriétaires souvent tres modestes.

Même imparfaits les dispositifs existent ,les financements liée notamment à la lutte contre la précarité se sont mis en place , les caisses d’avance  permettent aux particuliers de lancer leurs travaux une fois confirmées les subventions,les opérateurs ,associations comme les Pact, la Fabrique des Quartiers mandatée par la MEL pour l’animation des opérations dans les quartiers anciens ,sont à pied d’œuvre pour conseiller, informer ,assister tout à chacun dans la mise en œuvre de son projet.

L’intelligence serait de tenir compte des acquis , d’entendre les habitants comme les professionnels ,et de préserver un partenariat de confiance avec les maitres d’ouvrage et les bailleurs ,sans lesquels il ne peut pas y avoir de politique de logement pertinante

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s