Le mal logement.

Depuis plus de 10 ans la Fondation Abbé Pierre tire la sonnette d’alarme sur la situation du mal logement en France et dénonce l’aggravation de la situation.Les chiffres sont en effet accablants , particulièrement dans la Région Nord Pas de Calais où la déléguée régionale de la Fondation pointe du doigt le fait qu’un ménage sur quatre est en précarité énergétique, l’importance des logements potentiellement indignes ou insalubres , et ce qu’elle souligne comme étant une des faces cachées de la situation du logement dans notre Région, le mal logement en zone rurale.A ce regard sans concéssion s’ajoutent d’autres signes inquiétants, la baisse du nombre de logements mis en chantiers, notamment sur le segment du marché de l’individuel neuf, le ralentissement de l’activité de la construction s’accompagnant d’une hausse de l’encours des logements proposés à la vente.

Y aurait il donc une fatalité à commenter chaque année l’aggravation de la crise du logement ? malgré les plans succéssifs de relance de la construction, les politiques menées en faveur du logement et de l’hébergement des populations défavorisées , et les efforts menés en matière de renouvellement urbain ,sans oublier l’engagement des opérateurs publics et privés comme du secteur associatif pour rompre ce cycle infernal.Il est vrai que la persistance de la crise a de quoi décourager , et limite considérablement les capacités des particuliers à investir dans le secteur du logement , quand elle éloigne de toutes perspectives d’accéder à un logement décent des centaines de milliers de nos concitoyens.Et c’est peu de dire que la Région Nord Pas de Calais est fortement marquée par la précarité avec un taux de pauvreté qui ne cesse d’augmenter.

Soyons clairs , le mal logement est aussi la conséquence de notre incapacité à ne pas avoir su faire du logement une grande cause nationale fondée sur une loi cadre et des moyens permettant d’agir dans la durée .Au lieu de cela nous sommes tombés dans le mal français consistant à empiler des lois dont les décrets d’application tardent à venir , des réglementations illisibles ,voire contradictoires , et des financements dont les modes d’emploi ou l’acces varient  au fil des contraintes budgétaires.La simplification des normes de construction ,,éternelle rengaine de nos dirigeants ,reste bien en deçà des espérances des maitres d’ouvrage.Dans ces conditions les politiques locales de l’habitat ont bien du mal à trouver leur vitesse de croisière et à atteindre leurs objectifs.

Le logement n’est toujours pas considéré comme une priorité éssentielle Les engagements souscrits par les candidats aux dernières élections présidentielles sont restés une fois encore au niveau des intentions.Il est plus que temps de réagir et surtout d’agir.

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