Un an apres: esquisse d’un premier( bilan.

Voilà un an que la nouvelle majorité municipale est aux affaires , suffisant pour dresser un premier bilan et fairepart du ressenti des habitants.Laissons de côté les inaugurations d’opérations qu’elle a reçu en héritage , les maladresses d’ne équipe qui ne s’attendait pas à gagner, et le temps à rentrer dans les dossiers, la première impression est celle d’une équipe brouillonne  dont on ne comprend pas le mode d’animation et les objectifs poursuivis.Il y a beaucoup de similitudes avec la situation de 1983 où André Diligent avait pris la mairie contre toute attente, mais ce n’est pas faire injure à Guillaume Delbar qu’il n’est pas André Diligent, et qu’il n’a pas non plus autour de lui des collaborateurs rappelant René Vandierendonck, alors choisi comme directeur de Cabinet.L’équipe municipale a révélé tres vite les erreurs de casting ,comme le démontre l’évolution de Sauria Redjimi , entrée en dissidence apres avoir refusé de voter le budget .Mais laissons de côté ce premier bilan qui laisse augurer d’un avenir susceptible d’autres péripéties ,pour passer en revue quatre domaines considérés comme prioritaires

En premier lieu la place de Roubaix dans les instances de la MEL.Force est de constater que malgré les déclarations guerrières de la campagne municipale, celle ci a reculé, Roubaix occupe une Vice Présidence au sein de l’éxécutif , mais  elle est à mettre en rapport avec le précédent éxécutif où Roubaix disposait de quatre postes .La présidence acquise pour la Fabrique des quartiers ne  compense pas la perte de la présidence de la Sem Ville Renouvelée qui lui revenait de droit.Même en s’accordant avec le voisin tourquennois pour contester le projet d’implantation du CEA à Euratechnologies on voit de quel côté penche le rapport de forces au sein de la MEL, il suffit pour s’en convaincre d’écouter les confidences des élus eux-mêmes ou des services.

En deuxième lieu l’action économique et le soutien au commerce local.La nouvelle majorité avait fait du projet Blanchemaille  le fer de lance de son programme municipal en matière d’action économique.L’objectif affiché était d’y accueillir incubateur, start-up ,bref tout ce qui était lié au développement du ecommerce ,avec la volonté d’une mise en réseau des acteurs roubaisiens s’inscrivant dans les mêmes activités.On peut admettre qu’il faille du temps à booster un tel projet, encore faudrait-il donner corps au projet en commençant à maitriser le foncier et l’immobilier nécessaires à sa faisabilité ,ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ,tout au moins au niveau de la Mel.
Sur le commerce, nous sommes dans toujours dans l’attente d’un plan d’action le concernant aussi bien pour le centre ville que pour les quartiers .La mise en œuvre progréssive d’un nouveau plan de circulation et de stationnement pour le centre-ville comme les actions d’animation décidées par la nouvelle majorité se veulent une première réponse pour soutenir l’activité commerciale.Reste une préoccupation majeure autour de l’avenir de Casino et de la galerie marchande .A l’évidence il faut reconfigurer la voilure de l’hyper,et explorer l’hypothèse de constituer un nouveau pôle de magasins d’usine dans les locaux vides .Sur les commerces des quartiers , je partage l’intention de la majorité de confier à la SPL Fabrique des quartiers, la Sem choisie par la MEL pour intervenir dans la quartier du Pile ,une mission d’étude visant sur des secteurs ciblés à proposer une méthodologie permettant de maitriser ,de requalifier ,et de diversifier une offre commerciale en chute libre dans des axes historiques comme les rues de Lannoy et de l’Epeule.
En troisième lieu le cadre de vie et la sécurité.Qui ne partagerait pas ces deux priorités?Elles sont déterminantes pour la majorité des roubaisiens dans le jugement qu’ils portent sur leur ville .Ce n’est pas parce que la majorité sortante a eu beaucoup de mal à maitriser la propreté de la ville, qu’il faut s’interdire à ne pas enregistrer les efforts louables de la nouvelle majorité à se saisir du problème.Je persiste néanmoins à déplorer la manière plus que contestable utilisée pour liquider ICEO qui méritait mieux.On jugera dans la durée si l’amélioration constatée encore de façon partielle dans les quartiers est un feu de paille ou pas.
Sur la sécurité, c’est sans surprise que l’on voie la nouvelle majorité emprunter la voie autoritaire choisie par les municipalités de droite apres avoir dit son contraire .Personne ne croit réellement que la batterie d’arrétés pris récemment seront en mesure d’être appliqués, les moyens de la police municipale ne sont pas extensibles !et le registre adopté par l’élue à la sécurité donne une image de la ville pour le moins caricaturale.On peut en même temps s’étonner que nos élus ne déploient pas la même énergie à éxiger de l’Etat qu’il mette à niveau ses éffectifs dans l’agglomération roubaisienne conformément aux engagements souscrits lors de la création de la zone de sécurité.
En quatrième lieu , la relation aux habitants ,la concertation et la participation, et le soutien à la vie associative.Sur ces différents points , il y a loin de la coupe aux lèvres par rapport aux promesses .Actons la mise en pratique d’un engagement de campagne : celui de rencontrer régulièrement les habitants des quartiers ,mais déplorons aussi l’absence d’expression politique sur l’avenir et l’évolution des dispositifs de concertation et de participation liés ou non à la politique de la ville:comités de quartiers ,conseils de quartiers et conseils citoyens.Il y a toutefois un domaine où les choix politiques sont clairs , celui ayant trait à la vie associative.Sous couvert de critères présentés comme objectifs , ont été décidées des baisses de subventions qui fragilisent et pénalisent des associations comme les centres sociaux qui sont pourtant indispensables à la vie sociale des quartiers .
Au delà de ces quatre axes majeurs mis en avant par la majorité municipale , il y a les choix budgétaires qui en expliquent la déclinaison.On ne peut fait grief aux nouveaux élus de se soucier de bonne gestion et de rechercher les économies possibles ,dans un contexte où les financements sont plus difficiles à mobiliser.Notons au passage leur correction à reconnaître que l’état des finances communales qui leur a été légué leur donne quelques marges d’action.Mais le fait d’être arcboutés à l’idée de décréter une baisse des impôts locaux en cours de mandat , les conduit dés à présent à décider de mesures tarifaires comme celle destinée à rendre payant l’acces aux alsh liés à la réforme des rythmes scolaires, et comme nous le signalons plus haut à baisser le niveau d’aide aux associations.C’est une politique qui a peut-être sa logique , mais qui fait l’impasse sur les réalités du terrain et la précarité d’une partie de la population roubaisienne.
Au final,un an est un peu trop court pour juger d’un bilan, mais les premières tendances sont là ainsi que les interrogations.C’est l’occasion de souhaiter que la gouvernance apaisée n’en reste pas à l’état de slogan et que les élus se montrent en phase aveclesattentes des habitants.

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