Faut il diaboliser les bailleurs?

Il ne se passe pas de jours sans que ne soient pas mis en cause dans les médias les bailleurs sociaux, en particulier Vilogia et Lmh.Les griefs sont multiples : réclamations laissées sans réponse, dégradations répétées, ascenseurs en panne , vétusté d’une partie du parc de logements , mutations en souffrance , proximité insuffisante, sont les critiques les plus souvent avancées qui brouillent de plus en plus leur image.On assiste aussi du côté de nouveaux élus , majoritairement de droite ,à une mise en cause frontale de leurs pratiques et de leurs choix, le dernier exemple étant la dénonciation par le maire de Tourcoing du côut du nouveau siège social de Lmh.Sale temps pour les bailleurs sociaux qui demande à ce que l’analyse de la situation n’évacue aucune question
Et tout d’abord la persistance de la crise du logement .La Fondation Abbé Pierre le rappelait avec force dans son dernier rapport sur l’état du mal logement en France « aujourd’hui, la crise du logement est toujours aussi criante ,en pointant du doigt l’amplification des difficultés en matière d’acces au logement,et des délais d’attente en forte hausse.LA hausse du foncier , les côuts de construction , les difficultés à boucler des plans de financement comme l’enchevètrement des réglementations ,y sont pour quelque chose , mais le résultat est là: on construit et on réhabilite de moins en moins ,laissant s’aggraver une situation qui devient de plus en plus tendue.
Il y a ensuite la stratégie des bailleurs eux-mêmes .On ne peut mettre en doute pour ceux que nous connaissons leur implication ancienne et réelle dans nos territoires, et plus récemment dans les programmes de rénovation de l’Anru ,ainsi que leurs efforts pour construire des partenariats de confiance avec les collectivités territoriales et aujourd’hui la Mel.Mais il y a loin de la coupe aux lèvres !Dans le même temps au nom d’une logique de recherche d’une gestion équilibrée ,ils ont progressivement oublié ce qui faisait l’éssence même de leur métier : c’est à dire la proximité qu’illustre bien la suppréssion des gardiens d’immeubles ou la suppréssion des antennes pour les remplacer par des plateformes téléphoniques anonymes.Ils ont pris aussi l’habitude de prendre de moins en moins de risque dans le montage de leurs opérations malgré l’existance de fonds propres.Comme beaucoup de services publics ,ils ont à faire face eux aussi à l’agréssivité voire aux menaces comme aux incivilités , mais ceci n’excuse pas cela.Il y a bien une relation qui s’est rompue entre locataires et bailleurs qu’il faut absolument renouer.
C’est à l’évidence un choix contraire qu’empreintent nos nouveaux élus en dénonçant à tout va le comportement des bailleurs , leurs modes de gestion , l’état de leur patrimoine ,et leurs rapports avec leurs locataires.Le dernier épisode étant les critiques appuyées à Lmh sur son nouveau siège.Il y a manière et manière .Il ne s’agit pas de nier les carences et les problèmes qui éxonéreraient les bailleurs de leurs responsabilités , ils ont bien des progres à faire et des preuves à donner montrant qu’ils ont pris la mesure de la gravité de la situation.Ces mêmes nouveaux élus ne manquent toutefois pas d’air alors qu’ils sont aujourd’hui présents dans les instances dirigeantes des principaux organismes de logement et qu’ils n’ont de cesse de vouloir détricoter les mesures adoptées au niveau communautaire pour créer les conditions d’une meilleure solidarité territoriale pour le logement social , et permettre sa mise à niveau destiné à faire face aux besoins constatés.

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