Contrat de ville , un défi à relever.

Dans la torpeur de l’été , la signature du Contrat de ville de la Métropole Européenne de Lille couvrant les années 2015 à 2020 est un peu passée inaperçue .Et pourtant la nouvelle génération des Contrats de ville comporte des changements importants , refonte de la géographie prioritaire des quartiers éligibles à la politique de la ville assortie d’une prise de compétence de la MEL dans ce domaine, un objectif central d’articuler le social et l’urbain , ce qui était précédemment éclaté entre les anciens CUCS et les opérations de rénovation urbaine menées au titre de l’ANRU, trois objectifs majeurs: contribuer au développement de l’économie dans ces quartiers prioritaires , favoriser la cohésion sociale en agissant sur trois leviers ( l’éducation, la santé , la sécurité et la prévention de la délinquance.)

Roubaix a largement profité de la politique de la ville dans la passé.Au delà de sa complexité pointée du doigt par les opérateurs associatifs , de financements régis aujourd’hui majoritairement par les procédures d’appels à projets, des difficultés de faire rentrer dans les faits les politiques et les crédits de droit commun, d’un taux d’emploi qui n’a pas été modifié de façon satisfaisante dans les quartiers en politique de la ville, cette dernière malgré toutes ses imperfections n’en a pas moins permis de structurer et de mettre en œuvre un ensemble d’actions facteurs de lien social  si précieux pour nos quartiers , et à travers les moyens propres des habitants de soutenir des initiatives souvent modestes , mais leur donnant l’occasion de se mobiliser ou de se remobiliser à partir de leurs projets .

Alors on ne peut être que surpris de la désinvolture avec laquelle des actions du contrat de ville ont été traitées , au nom de la seule logique financière ou en fonction de choix partisans alors même que la politique de la ville doit se fonder sur le seul critère de l’intêret général.Un exemple parmi d’autres , le rejet de nombre d’actions présentées par les centres sociaux alors même qu ‘o prétend les associer à une réflexion d’ensemble consécutive aux états généraux réunis à leur sujet avant l’été .La politique de la ville a besoin de cohérence et ses acteurs de reconnaissance et de considération.

On comprend mal aussi le retard pris par la municipalité à faire part et à débattre de ses choix en matière de rénovation urbaine , en clair ce qui doit concerner le futur NPNRU et prendre la suite de l’ANRU.Les éléments communiqués à la MEL sont vagues , on parle bien de l’Epeule, du Cul de Four, de l’Alma, mais pour y faire quoi? en y menant quelle stratégie en matière d’habitat ?On peut admettre qu’il faille un peu de temps pour préciser et cadrer les projets , mais on ,peut douter de la volonté des élus de promouvoir un plan d’action ambitieux visant ces quartiers dont le parc locatif social comme le parc privé ont besoin d’interventions fortes dans tous les domaines , en fonction de leur position charnière avec des quartiers ou des sites en devenir comme l’Union , le Campus Gare et Blanchemaille.

Non la politique de la ville n’a pas échoué, même imparfaite elle a entamé la transformation de nos quartiers , mais à un rythme et avec des méthodes dont tout le monde convient qu’ils ont besoin d’être recadrés, c’est justement le défi auquel renvoie le contrat de ville métropolitain.

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