les enjeux du PNRU

Quelles suites donner à l’Anru ? c’est à quoi devra répondre le programme national de renouvellement urbain décidé en 2014 par les Pouvoirs Publics.Roubaix y figure en bonne place dans le cadre cette fois d’un contrat unique d’agglomération de la MEL dont l’ambition est de définir une stratégie de développement articulant les actions concernant l’urbain comme l’humain.

La préparation de ce nouveau programme s’apparente à une longue marche qui devrait trouver son épilogue fin 2017 -début 2018  avec la signature d’une convention déterminant les futurs programmes , leur coût et leur financement ainsi que leur modalités opérationnelles , après la réalisation d’une batterie d’études stratégiques portant sur la vision à 10 ans et plus des quartiers concernés par ces opérations préalables aux approches sectorielles couvrant l’ensemble des thématiques faisant la vie et l’attractivité des quartiers en politique de la ville .

Max André Pick a d’ores et déjà annoncé la couleur en indiquant que les démolitions ne constituaient pas la priorité de la ville et le cœur central du PRU roubaisien , mais bien la réhabilitation du parc privé , à l’opposé du maire de Tourcoing parti billes en tête avec l’annonce d’un millier de démolitions dans le quartier de la Bourgogne .On connaît aussi son attachement à la dédensification et sa méfiance pour promouvoir de nouveaux programmes de construction de logements sociaux .En réalité le problème est beaucoup plus complexe que ne l ‘affirme l’intéressé .

Le futur  PRU roubaisien devra à la fois gérer des démolitions en nombre certainement plus conséquent que prévu aussi bien à l’Epeule  dans le secteur de la Mackellerie  comme à l’Alma , conduire la requalification lourde d’une partie du parc locatif social et la réhabilitation dans ces mêmes quartiers du parc privé en utilisant les outils et procédures du PMRQAD.

Les démolitions posent des questions de fond , comment les justifier et les financer dans des secteurs comme l’Alma ayant déjà fait l’objet à la fin des années 90 d’une restructuration approfondie dans le cadre du GPV, où reconstruire ? sur place tout en dédensifiant , dans d’autres quartiers , à l’extérieur ? Il en va de même pour la requalification du parc locatif social et la réhabilitation du parc privé .

Ces dernières opérations sont longues à mener et se heurtent aux capacités contributives limitées des propriétaires occupant du parc privé comme à la faiblesse des fonds propres des bailleurs sociaux .C’est dire l’importance de la voilure financière du PRU et le problème plus qu’essentiel d’obtenir de l’Agence de rénovation urbaine la reconnaissance de la spécificité des interventions croisées dans les tissus urbains des villes de vieille industrie comme celles de la métropole Les mêmes difficultés étaient déjà apparues au moment de la négociation du dossier Anru pour faire admettre la légitimité de  ses interventions hors du quartier des Trois Ponts .Ce combat il faudra le mener avec l’appui et l’implication du Conseil Régional .

Monter et gérer un dossier de renouvellement urbain est un vrai combat politique et technique , sans compter maintenant d’y faire place aux nouveaux conseils citoyens dans des temporalités et des calendriers où le temps des élus et des techniciens n’est pas celui des habitants .

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s