la politique de la ville en danger

Dans la torpeur de l été peu de personnes ont prêté attention à une mesure concernant la politique de la ville : l’annulation d’une ligne de crédits de 47 mls d’e , les médias préférant se mobiliser sur les  800 mls d’e retirés au Ministère de la Défense .L’association des Maires  des villes et banlieues a réagi fortement à ce qu’elle considère légitimement  comme une remise en cause d’une politique de cohésion sociale ,contraire aux engagements pris durant la campagne présidéntielle par E .Macron en matière de sécurité , d’éducation , d’emploi , pour les territoires en politique de la ville .

comme le souligne l’association dans son communiqué   » cette décision brutale est grave pour les quartiers populaires .Elle l’est d’autant plus que beaucoup sont classés en zones de sécurité prioritaire , et sont aussi des sites en réseaux d’éducation prioritaire renforcé   et l’association de poursuivre que les intercommunalités porteuses des nouveaux programmes nationaux de rénovation n’ont toujours pas à ce jour de certitude sur les financements d’Etat annoncés à hauteur de 10 milliards d’euros  »

La politique du rabotage , touchant indistinctement l’ensemble des Ministères n’est pas la bonne solution , ni la bonne méthode  , alors que l’on nous avait promis des réformes structurelles de fond .Une autre illustration en est la mesure concernant lesaides personnalisées au logement .Personne ne conteste la nécéssité d’en réviser les critères , des ajustements avaient d’ailleurs commencé à se faire sous la Présidence de F. Hollande la sagesse et le pragmatisme auraient du amener nos nouveaux responsables à en élargir le cadre et le contenu .Au lieu de celà , la mesure généralisée d’écrêtage retenue apparait injuste et incompréhensible pour celles et ceux pour qui l’APL est indispensable , et qui voient dans le même temps l’annonce de l’allègement de l’ISF.

Il y a de quoi s’inquiéter pour nos territoires et ses habitants confrontés aux difficultés que l’on sait en matière de logement , d’emploi , d’accès aux soins , au delà de l’avenir des contrats de ville , des moyens accordés aux habitants , et des incertitudes sur les nouveaux programmes de rénovation urbaine.Les 13 milliards d’éffort demandés aux collectivités locales vont certainement encore plus tendre la situation . La logique de Bercy n’a jamais été aussi implacable .

A vouloir réformer à marche forcée , sans prendre véritablement le temps d’écouter les territoires ( l’exemple de la récente conférence des territoires n’est pas fait pour nous rassurer ) on risque finalement de marginaliser et de précariser encore plus bon nombre de nos compatriotes .

Le plus navrant dans ce contexte est l’attitude de nos nouveaux élus : maires , parlementaires,et autres qui s’empressent de revenir sur la réforme des rythmes scolaires , activités periscolaires comprises , valident sans sourciller la réduction de l’APL, ou les atteintes à la politique de la ville , au risque de perdre le sens de l’interêt général .

 

 

 

 

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