La rénovation urbaine n’est pas qu’une question de financement.

Si presque tous les candidats ont eu l’occasion de s’exprimer devant la Fondation abbé Pierre pour dérouler leurs propositions en matière de logement, ce dernier aura somme toute été peu évoqué durant la campagne présidentielle, encore plus le thème de la rénovation urbaine.

Interpellé encore dernièrement à ce sujet, le candidat Macron a tenu à rappeler son bilan : celui de l’augmention substantielle du budget de l’Anru passé de 5 milliards à 13 durant son mandat.

Pour réelle qu’elle soit cette augmentation ne s’est pas accompagnée d’une remise en cause de la méthode qui fait que la rénovation urbaine reste d’une complexité inouïe, renvoyant à des délais d’exécution qui désespèrent les habitants concernés, et à vrai problème trop souvent sous-estimé :celui de l’ingénierie indispensable à la conduite et à la mise en œuvre des opérations.

C’était un des grands objectifs du plan Boorlo abandonné en rase campagne par Emmanuel Macron en début de mandat. On en voit la traduction concrète à Roubaix ou tel qu’il est parti le futur PNRU ne pourra au mieux s’achever qu’à l’horizon 2040.

Au moment où l’on remet en cause le corps des préfets, on se prend à regretter l’impulsion que donnait à la politique de la ville, rénovation urbaine comprise, les préfets dédiés spécialement à cette politique. Ce n’est pas faire injure à l’implication et à la compétence de la sous-préfete en charge du territoire de Roubaix dont le positionnement au sein des services de l’état ne lui permet d’être en prise directe sur les politiques publiques. Dommage.

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