Zemour? non merci.

J’ai commencé la lecture d’un ouvrage de Jean Garrigues, universitaire et président du Comité d’histoire parlementaire et politique, sur les hommes providentiels  » une fascination française  » De Bonaparte à de Gaulle la République à été tentée par le recours à des hommes censés la protéger de ses peurs et de ses incertitudes.

Hors de question d’imaginer un seul instant qu’Eric Zemour puisse être un recours, mais ses mantras sur le déclin de la France, les dangers de l’étranger, la perte des valeurs morales, les besoins d’ordre et de sécurité, l’exaltation du récit national, et l’antisémitisme, ne sont pas nouveaux. Ils parcourent ces moments de pulsions qui parcourent notre pays depuis des décennies et qui sont là marqué d’une extrême droite qui n’a jamais complètement admis les valeurs de la République, voire la République elle même.

Il est bien dommage que la gauche de gouvernement pour ne parler que d’elle n’ait pas pris la mesure de sa déliquescence en matière idéologique en étant incapable de présenter un projet politique innovant et crédible ce qu’a su faire il y a bien longtemps le SPD pour ne parler que de lui.

Algérie-France :l’entente impossible ?

La  » rente mémorielle » le coup de barre sur les visas, le scepticisme affiche sur la commission Stora, ça tangue pas mal dans les relations France-Algérie malgré la bonne entente entre Emmanuel Macron et le Président algérien. On sait la susceptibilité de l’Algérie vis à vis de son histoire et la difficulté à rentrer dans toute démarche mémorielle d’introspection. Les propos d’EM et son questionnement sur la réalité d’une nation algérienne avant la conquête française ainsi que ceux tenus devant les petits enfants de la guerre d’Algérie ont heurté les tenants du dogme mais pas qu’eux et une bonne partie de l’opinion algérienne. Et pourtant reconnaissons qu’Emmanuel Macron à eu raison de poser des gestes forts vis à vis de l’Algérie, il aura encore l’occasion de le faire du moins je l’espère à l’occasion du 60 ème anniversaire de la déclaration d’indépendance de l’Algérie et du massacre à Paris en 1961 des manifestants algériens.Le chemin sera encore long pour aborder et débattre les rapports entre l’Algérie et la France. L’Algérie est pourtant une part de la France et la France une partie de l’Algérie comme le rappelait EM avant que des propos mal maîtrises n’enveniment inutilement la réflexion.

Patrimoine roubaisien: danger.

On cite avec raison la rehabilitation de l’église St Joseph comme une preuve éclatante de l’engagement de la ville de Roubaix pour la sauvegarde de son patrimoine. Roubaix ville d’art et d’histoire, la ville le décline de plusieurs façons qui en fait une étape incontournable pour les touristes impressionnés par le musée de la Piscine, et les témoignages de son passé industriel, sans compter les nouveaux modes d’expression culturelle qui décorent ses murs.

Mais à y regarder de près, il y a bien des sources d’inquiétude, à commencer par le sort des anciens couvents des clarisses et de la visitation. Les projets les concernant sont certes intéressants et innovants. mais en attendant qu’ils se concrétisent, ils semblent peu respectueux des lieux et de leur cachet architectural. Il en va de même pour les gobelins. Mettre à la disposition d’un mécène ce bâtiment au cœur de la ville avec carte blanche pour en faire un nouveau lieu de vie et d’animation mériterait d’être tenté, tout comme la transformation de l’ancienne banque de France en nouveau pôle commercial en extension de Mac Arthur. Bref, il faut plus que jamais de l’imagination et forcer le destin.

Patrimoine roubaisien: danger.

On cite avec raison la rehabilitation de l’église St Joseph comme une preuve éclatante de l’engagement de la ville de Roubaix pour la sauvegarde de son patrimoine. Roubaix ville d’art et d’histoire, la ville le décline de plusieurs façons qui en fait une étape incontournable pour les touristes impressionnés par le musée de la Piscine, et les témoignages de son passé industriel, sans compter les nouveaux modes d’expression culturelle qui décorent ses murs.

Mais à y regarder de près, il y a bien des sources d’inquiétude, à commencer par le sort des anciens couvents des clarisses et de la visitation. Les projets les concernant sont certes intéressants et innovants. mais en attendant qu’ils se concrétisent, ils semblent peu respectueux des lieux et de leur cachet architectural. Il en va de même pour les gobelins. Mettre à la disposition d’un mécène ce bâtiment au cœur de la ville avec carte blanche pour en faire un nouveau lieu de vie et d’animation mériterait d’être tenté, tout comme la transformation de l’ancienne banque de France en nouveau pôle commercial en extension de Mac Arthur. Bref, il faut plus que jamais de l’imagination et forcer le destin.

Une politique de la ville à la petite semaine .

On l’aurait presque oubliée ! il existe bien une politique de la ville , du moins en apparence . Contrats de cohésion sociale , programmes de rénovation urbaine , Action coeur de ville , un ensemble de dispositifs mis en place depuis 40 ans , devenus au fil des ans de plus en plus complexes , adossés à une concertation censée en légitimer l’élaboration et l’évaluation , visant tous à revaloriser les quartiers sensibles et à réduire les inégalités entre territoires .Mais il y a loin de la coupe aux lèvres , dans le même temps la politique de la ville est devenue un ensemble de procédures dont le mode d’emploi a été accaparé par les professionnels et dont les programmes , ceux notamment de la rénovation urbaine affichent des retards considérables .De façon générale et, on ne peut que le regretter , la politique de la ville souffre d’un véritable discrédit , rares sont ceux qui seraient à même de dire qui est la ministre en charge de cette délégation !

On n’en finit pas de payer les erreurs d’un Emmanuel Macron enterrant en 2017 les propositions de relance de la politique de la ville faites à sa demande par JL Borloo qui n’avait comme seul tord de lui faire de l’ombre . Les conséquences en sont une fracture de plus en plus large du territoire nationale et le développement de véritables ghettos échappant aux lois de la République . A plus petite échelle , Roubaix n’est pas bien loin de ce processus que connaissent nombre de quartiers de la banlieue parisienne , et en intensité les quartiers nord de Marseille , avec la violence en plus .Il y a urgence à inverser les choses si c’est encore possible .

triste kaboul !

Trois jours après l’entrée dans Kaboul des Talibans voici venir le temps des questions : comment expliquer la passivité de l’armée afghane ? quelle attitude adopter vis à vis des Talibans , quelle réponse concertée ou non du G7 , quelle attitude pourra et saura prendre l’Union Européenne ? autant de questions qui vont alimenter la réflexion des dirigeants mondiaux et guider leurs initiatives dans les prochains mois , avec en filigramme l’inquiétude de voir resurgir un afghanistan terre d’accueil du terrorisme .

Mais dans l’immédiat l’urgence est dans la protection et l’accueil des afghanes et des afghans ayant travaillé les uns pour les armées venues se déployer en Afghanistan , les autres dans les nombreuses ONG impliquées dans le développement du pays , et en nombre significatif celles et ceux ne s’estimant pas en sécurité de par leur situation et leur engagement antérieur face au retour d’un régime islamiste appliquant strictement la charia et ramenant le statut des femmes à un état moyenâgeux

Sur cette priorité évidente , Emmanuel Macron a été clair , la France assumera ses responsabilités mais sa parole serait certainement plus crédible si le droit d’asile vis à vis des afghans ne se vivait pas à 2 vitesses avec le spectacle honteux à Calais de réfugiés afghans mis en insécurité permanente par les forces de police . Avait -il aussi besoin dans le même temps d’envoyer des messages appuyés à la Droite en affirmant que la France devait se protéger des flux migratoires incontrôlés venus d’Afghanistan ? Comme le dit tres justement l’éditorialiste de la Voix du Nord « un Président ne devrait pas dire ça « 

A propos de l’assassinat du père olivier maire

Sidération , effroi , profonde émotion à l’annonce hier de l’assassinat du Père Olivier Maire par Emmanuel Abayisenga originaire du Rwanda , accueilli depuis plusieurs mois par la communauté des frères missionnaires montfortains à Saint -Laurent-sur -Sèvre en vendée . Déjà mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour l’incendie de la cathédrale de Nantes en juillet 2020 , un moment incarcéré dans l’attente de son jugement , EA séjournait depuis mai 2021 à Saint Laurent dans le cadre d’une obligation de résidence , soumis à un contrôle judiciaire strict .

Le parcours de ce réfugié Rwandais au parcours chaotique à qui avait été refusée à deux reprises le statut de réfugié politique , a tout de suite alimenté une polémique allant de Marine Le Pen et consorts à Ciotti en passant par Dupont Aignan et Philippe de Villiers aus relents abjects , dénonçant le laxisme du Gouvernement en matière de reconduite aux frontières et d’expulsion des réfugiés en situation irrégulière , faisant fi des règles de droit et se gardant de rappeler que l’intéressé n’était pas expulsable tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé et son jugement intervenu .

Au delà de ces propos insupportables et déplacés eu égard au respect dû au Père Olivier Maire il y a ceux du Président de la conférence des évêques de France et de ses confrères rappelant l’importance de l’accueil pour l’église de France et de la solidarité , il y a aussi la retenue de la majorité du monde politique . Il reste enfin à travers cet événement un sujet bien difficile à aborder celui des prises de risque en matière de suivi psychiatrique .

lendemain d’élections .

On s’attendait à un rebond de participation , sana trop y croire admettons le , lors du 2ème tour des élections régionales et départementales , ça n’a pas eu lieu bien au contraire , et ce scrutin aura été un des plus calamiteux depuis le début de la >5ème République .Qu’en retenir ? un électorat du Front National en vacances malgré les injonction,s de sa Présidente , une droite triomphante dont les présidentiables se sentent pousser des ailes , et une gauche qui retrouve des raisons d’espérer à des jours meilleurs , sans omettre , fait unique sous la 5ème République la disparition du parti présidentiel complètement perdu de vue . En témoigne en Bretagne la non élection de Richard Ferrand comme conseiller régional !

Il y a un côté injuste dans ce comportement des électeurs désertant les bureaux de vote , alors que les politiques régionales et dé^partementales impactent autant leur vie quotidienne .Mais les motiver sur des institutions toutes entières consacrées à la gestion a des limites , ajouté à leur empilement au film des années qui les rendent de plus en plus illisibles .S’y ajoute le contexte actuel : le besoin de souffler à la sortie d’une pandémie particulièrement pesante et angoissante .Il y a enfin l’exaspération grandissante vis à vis de la politique , les débats en tout genre , l’absence de réponses concrètes et le man,que de perspectives .

Les défis auxquels auront à répondre dans les prochains mois les partis politiques et la société civile sont redoutables ..C’est l’occasion je l’espère de structurer de véritables projets de société permettant un choix adapté aux enjeux de demain et nous sortant du en même temps qui a fait illiusion .

Soyons objectif , il y a un côté injuste dans ce comportement des électeurs

les fractures roubaisiennes

En apparence , tout va bien à Roubaix ; les terrasses et restaurants ont rouvert , les équipements culturels retrouvent leurs publics , l’animation est de mise dans la ville encouragée par un retour à une vie presque normale .On s’étonne même que l’équipe municipale se montre aussi discrète à la sortie d’un confinement qui n’a que trop duré , elle qui n’a jamais été avare d’une communication à tout va sur tous les sujets . Prudence liée aux prochaines élections peut-être? approche de la trêve de l’été , on verra dans les prochains mois si cette pause se confirme , mais on peut en douter .

Pour celles et ceux qui observent l’évolution de la situation roubaisienne , parcourent régulièrement les quartiers de la ville , échangent et agissent dans des engagements les plus divers , la réalité est beaucoup plus nuancée et complexe . Il faut se réjouir de cette capacité particulière de la ville à susciter autant de réussites improbables dans tous les domaines ,à être devenu un pôle culturel exceptionnel envié par beaucoup , et d’être rentrée de plein pied dans la révolution des nouvelles technologies . Sans nier ces acquis , à mettre au crédit des équipes municipales qui se sont succédées depuis ces quarante dernières années , il y a d’autres réalités , beaucoup plus inquiétantes . Celles d’une ville à deux vitesses avec ses quartiers populaires qui décrochent de plus en plus de ceux situés à proximité de Barbieux .Ce décrochage qui se vérifie à chaque élection dans la progression de l’abstention , dans une politique du logement privilégiant la promotion privée dont on attend l’arrivée d’une nouvelle population et dans la montée exponentielle de la pauvreté , voire de la grande pauvreté , est le mal roubaisien auquel tourne le dos la majorité municipale qui en a pris son parti pour se replier sur son pré carré qui lui assure clientèle électorale et notoriété .

des présences bien encombrantes !

On croyait avoir tout vu ? et bien non ! Le ministre de l’Intérieur en personne , les laeders de la droite , ceux de gauche à l’exception de Jean Luc Mélanchon , à côté du second du Rassemblement National , au rassemblement citoyen en soutien aux forces de l’ordre à l’appel de leurs organisations syndicales .Certes , les forces de l’ordre ont besoin de l’appui et de la reconnaissance de nos compatriotes au regard de la dangerosité et des difficultés grandissantes rencontrées dans l’exercice de leurs fonctions , mais fallait-il pour autant pour le ministre et les élus de la représentation nationale ajouter à la confusion en assistant à une manifestation où ils ne pouvaient ignorer qu’elle risquait en même temps de mettre en cause la Justice . Ces mêmes élus n’ont pas bronché à l’écoute des propos du secrétaire national du syndicat Alliance assénant que le problème de la police aujourd’hui était celui de la justice et que tant qu’il n’y aurait pas de justice , il n’y aurait pas de paix .

Certes le ministre de l’intérieur avait quitté les lieux de la manifestation avant ces propos , mais le mal est fait .Son attitude , celle des élus nationaux , traduisent un dangereux affaiblissement de l’Etat où la séparation des pouvoirs à tendance à s’estomper , ex les propos d’Olivier Faure proposant peut-être dans l’émotion du moment de laisser un droit de regard aux policiers sur certaines décisions de justice , avant heureusement de se reprendre .Il est plus que temps de se reprendre .