Vite et à fond

le  15 mars dernier , c’était un peu beaucoup  » gueule de bois  » pour la gauche à Roubaix avec un  Guillaume Delbar à deux doigts de rafler la mise , avec il est vrai une abstention record et les premiers effets dissuasifs du coronavirus . Mais derrière ce résultat , il y a la dure réalité d’un électorat populaire qui à voulu à sa façon sanctionner la division , le manque de renouvellement de l’offre politique , tout en reconnaissant sans trop oser l’avouer que le bilan de l’équipe sortante n’était finalement pas aussi négatif que cela .

Peut être fallait -il cet électrochoc pour amener les responsables politiques à gauche et chez les progressistes à la raison et les convaincre de l’urgence de se rassembler autour d’un projet municipal alternatif à même de donner envie aux habitants de Roubaix de croire en leur avenir .Ne pas saisir cette occasion serait irresponsable . la recherche de l’innovation , de la solidarité , d ‘une ambition pour Roubaix et la Métropole m’amèment à souhaiter le plus large rassemblement à gauche et chez les citoyens inscrits ou non dans un parti  politique . Toutes les fausses bonnes raisons de ne pas y souscrire serait à coup sûr reconduire une équipe qui n’a ni vision , ni projet , ni véritable empathie pour ses habitants à commencer par ceux les plus en difficulté .

La

 

 

Les paris de la rentrée scolaire du 11 mai

A situation exceptionnelle réponse exceptionnelle : le caractère obligatoire de l’école a reculé d’un coup devant les précautions à prendre de toute nature destinées à prévenir le risque de contamination d’un virus aux effets particulièrement dévastateur . La machine de l’éducation s’est mise en marche non sans difficultés , annonces prématurées contredites aussi tôt faites , suscitant les inquiétudes légitimes des parents d’élèves , des enseignants et des élus locaux .

Il était difficile d’imaginer de repousser la rentrée scolaire en septembre sans prendre en compte la situation intenable de centaines de milliers de scolaires pour qui l’enseignement à distance était complètement virtuel , au risque d’aggraver encore plus la fracture sociale sous toutes ses formes .La décision prise d’assurer une rentrée scolaire scolaire sur la base du volontariat à partir du 11 mai reste tout de même un redoutable pari .

On comprend les exigences des enseignants à disposer de masques en nombre suffisant , les précautions des maires à mettre en place une organisation qui prévienne autant que faire se peut les contestations , ainsi que les peurs à vivre au quotidien un déconfinement dans le même temps où les recommandations du Conseil scientifique  sont autant de rappels à l’ordre inquiétants .

Il est du devoir de l’Etat de rassurer , de garantir  au maximum la sécurité sanitaire d’une rentrée scolaire partielle pas comme les autres . Le monde d’après n’a pas d’autres choix que de se réinventer . On jugera très vite si le message a été entendu.

les historiens en retrait?

Le coronavirus a d’une certaine façon libéré la parole ( peut-être pour mieux cacher notre inquiétude collective sur une pandémie et ses conséquences impactant plusieurs milliards d’individus ) Experts de la recherche médicale , politiques de tout poil , grands témoins , politologues , tous sont mis à contribution pour donner leurs analyses d’une crise sans précédent .

Curieusement , un certain nombre de voix sont oubliées dans ce maelström d’information en continu à donner le vertige , celle des historiens en particulier . Il est vrai que le temps long si cher aux historiens se heurte à l’immédiateté qui caractérise si bien notre société d’aujourd’hui avec sa capacité phénoménale d’oubli et de difficulté à pouvoir et savoir contextualiser .

Ce rappel du temps long , de ses rythmes , de ses drames contemporains ou plus anciens  permettrait peut-être d’avoir à nous convaincre que les politiques publiques mises en place pour en corriger et réparer les effets n’ont pas à être des variables d’ajustement budgétaire  et qu’elles ont besoin elles aussi de temps long pour mieux anticiper et démontrer leur efficacité . Pour l’avoir oublié on en paye le prix aujourd’hui , au prix fort .

Le roubaix d’après

Alors même que les modalités de sortie du Coronavirus ainsi que son calendrier ne sont pas encore connus , et que nous n’avons peut-être pas pris la mesure des bouleversements d’une crise qui s’apparente à un véritable tsunami aux conséquences d’une ampleur insoupçonnée , imaginer que la vie va reprendre son cours comme si de rien n’était une fois le déconfinement intervenu , serait pure inconscience .

Les futurs élus qui auront à gérer la ville pour les 6 prochaines années vont prendre de plein fouet les conséquences d’une reprise de l’ensemble des activités à des rythmes , des formes et des niveaux qui vont en déstabiliser plus d’une , voire compromettre leur survie .Ils seront aussi directement interpellés sur ce qui ressort de la crise : la santé , l’emploi , l’éducation , le lien social , la proximité , le lien social , la lutte contre inégalités et les réponses à y apporter à court et moyen terme .

Derrière ces questions c’est l’attente d’une autre façon d’organiser et de gérer la ville  , et un plan d’urgence sociale et économique  inscrit au coeur des priorités de la future gouvernance métropolitaine .

 

 

 

 

 

 

Roubaix confinée.

Etrange  cette promenade de santé un lundi de Pâques après midi , mais un lundi pas comme les autres : un lundi de confinement . Quelques promeneurs , et un choc celui de voir le parc Barbieux désert . Le confinement a en quelques jours fait de Roubaix une ville à l’arrêt hormis les moyens de transports en commun , les services de base comme ceux liés à la collecte des ordures ménagères , la distribution du courrier , l’accès aux soins , la sécurité publique et tout ce qui trait à l’alimentation et aux commerces de première nécessite .Comme si la majorité des actifs de Roubaix s’était évaporée .

Roubaix , une ville où le confinement est plutôt bien respecté sans pour autant avoir comme par enchantement fait disparaître les trafics de l’économie souterraine .Mais un confinement qui pose des questions redoutables : celles des moyens de survie des personnes les plus précaires en perte de liens avec leurs réseaux habituels de solidarité , celle des personnes âgées isolées vivant à  domicile , celles des collégiens en dehors des du radar depuis le début des cours à distance et de l’école à la maison , celles des personnels soignant etc

La presse , et c’est son rôle relaye les initiatives personnelles ou collectives prises à ce sujet dans l’agglomération roubaisienne , elles sont nombreuses , fortes de sens et la démonstration au quotidien de ce qu’est la solidarité dans notre secteur . La municipalité a pris aussi des initiatives qu’il faut souligner en direction du personnel soignant .En remisant de côté la critique , on aimerait de l’équipe municipale sortante  un plan de bataille partage si possible répondant à ces attentes .

élections municipales

La décision du tribunal administratif de rejeter le recours introduit par 3 listes candidates à l’élection municipale de Roubaix remet l’actualité sur le scrutin du 12 mars et ses enseignements .A dire vrai l’attention et les préoccupations de nos concitoyens sont d’autre nature et beaucoup  plus basiques et existentielles .D’ailleurs à ce jour on ne sait toujours pas le calendrier et les modalités de vote pour élire les conseils municipaux des communes ayant besoin d’un 2ème tour , situation sans précédent liée à la crise du coronavirus .

Pour autant , je considère que le 1er tour de ces élections municipales pour les listes classées divers gauche et gauche ont dégagé un ordre d’arrivée qui donne à la liste Roubaix en commun une légitimité et une responsabilité particulière à rassembler , sauf à vouloir jouer le coup, d’après et à se camper dans des postures sectaires d’un autre temps .En relisant les programmes , les points de convergences l’emportent sur les désaccords comme le rejet de ces listes aux politiques publiques mises en oeuvre depuis l’élection d’Emmanuel Macron , Alors cette période de confinement peutêtre l’occasion d’un sursaut de lucidité pour l’intérêt même de Roubaix .

information en continu .

Sans en être addict , je reconnais ne pas passer une journée sans zapper plusieurs fois sur les chaines d’information en continu en ratant rarement en soirée les face à face de LCI à 23h15 . Leur information instantanée me parait utile même si la forme en est trop souvent aguichante et sans beaucoup de nuances . Le Coronavirus n’y échappe pas , on voudrait connaitre les dates du pic et de sortie la pandémie , savoir pourquoi le traitement du virus par la chloroquine préconisé par le Professeur Raoult n’est -il pas généralisé , chaque chaine rivalise de reportages en s’entourant de sommités médicales dont on avait oublié dans les sphères publiques leur expertise et leurs alarmes .

Mais il nous faut aussi pouvoir disposer d’une autre information , en premier lieu de la presse écrite . La crise que nous vivons permet d’en mesurer la place et l’importance dans notre quotidien .Les efforts de la PQR d’apporter tous les jours à ses lecteurs une information aussi compète que possible sur les retombées locales de cette crise , les initiatives qu’elle suscite comme les inquiétudes et les difficultés qu’elle entraîne pour les habitants de nos territoires est exemplaire .

Au jour le jour.

Le moins que l’on puisse dire est que le confinement est en train de changer notre vie quotidienne , nos repères et nos certitudes , sans compter une inquiétude  diffuse sur le lendemain , notre santé et celle de tous nos proches . Je mesure bien le statut de privilégié qui est le mien avec le fait de disposer d’un espace de vie conséquent en maison individuelle , et de pouvoir communiquer avec les miens et les amis sans difficultés particulières .

Au delà de cette situation inimaginable il y a quelques jours , le combat des soignants , de celles et ceux qui assurent notre quotidien est exemplaire et impressionnant , au prix même pour certains de leur vie  , la politique publique de la santé a été trop souvent une variable d’ajustement budgétaire , il en faudra refonder les bases comme s’y est engagé le Président de la République .

A situation de crise gravissime organisation exceptionnelle . La mise en ordre de bataille a été beaucoup trop lente , les décisions trop souvent incohérentes , les propos de plusieurs Ministres contradictoires ou imprécis . Ce n’est pas du en même temps dont on a besoin mais d’une poigne à la Clémenceau .

Au jour le jour.

Le moins que l’on puisse dire est que le confinement est en train de changer notre vie quotidienne , nos repères et nos certitudes , sans compter une inquiétude  diffuse sur le lendemain , notre santé et celle de tous nos proches . Je mesure bien le statut de privilégié qui est le mien avec le fait de disposer d’un espace de vie conséquent en maison individuelle , et de pouvoir communiquer avec les miens et les amis sans difficultés particulières .

Au delà de cette situation inimaginable il y a quelques jours , le combat des soignants , de celles et ceux qui assurent notre quotidien est exemplaire et impressionnant , au prix même pour certains de leur vie  , la politique publique de la santé a été trop souvent une variable d’ajustement budgétaire , il en faudra refonder les bases comme s’y est engagé le Président de la République .

A situation de crise gravissime organisation exceptionnelle . La mise en ordre de bataille a été beaucoup trop lente , les décisions trop souvent incohérentes , les propos de plusieurs Ministres contradictoires ou imprécis . Ce n’est pas du en même temps dont on a besoin mais d’une poigne à la Clémenceau .

habitat insalubre ; des actes plutôt que des paroles

laissons de côté le contexte politique de la visite récente à Roubaix du Ministre dela ville et du logement , celui de confirmer une nouvelle le soutien de LREM au maire sortant après celui du Premier Ministre , pour revenir sur ce qui était le prétexte de sa venue ; la lutte contre l’habitat insalubre . De Marseille à Roubaix en passant par les chaines d’information en continu , Julien Denormandie parade , tient des discours de plus en plus guerriers contre les marchands de sommeils et recommande à leur endroit des mesures exemplaires .Fort bien notre Ministre au lieu de pérorer à tout va ferait mieux de s’interroger sur les raisons qui contrarient la lutte contre l’habitat insalubre alors même que la boîte à outils destinée à éradiquer une situation inacceptable n’a cessé de s’étoffer ces dernières années .L’absence d’articulation effective entre Justice et services fiscaux en est une des illustrations les plus marquantes , comme le fait de l’absence de magistrats dédiés à plein temps sur la lutte contre l’habitat insalubre . S’y ajoute la réduction dans les services de l’Etat pour ne citer qu’eux des postes de terrain que dénonçait la Fondation Abbé Pierre dans un de ses derniers rapports . alors Monsieur le Ministre moins de discours grandiloquents mais des actes concrets et des résultats .