Zemour et le ministère de la re migration.

Décidément, on aura tout vu et tout entendu dans cette campagne d’élection présidentielle. Dans la logique et la cohérence d’une pensée politique dont Zemour aime à rappeler le caractère de rupture qui le distingue de ses concurents, Éric Zemour propose la création d’un ministère de la remigration chargé de la mise en œuvre de l’ensemble des mesures relatives à l’immigration et le retour dans leur pays de tous les indésirables, version Zemour.

On ne peut pas s’empe her de pensée au secrétariat des affaires juives sous Petain. Le plus grave est que l’on trouve des médias assez complaisants pour débattre d’un concept contraire aux valeurs républicaines et portant atteinte aux droits de l’homme. Comme il s’était déjà trouvé à l’extrême droite et à droite des irresponsables pour relayer le grand remplacement, menaçant l’occident.

Même en perte de vitesse par ces excès, Éric Zemour reste un danger qui ne fait pas rire ou sourire. Il est plus que temps de se reprendre et de faire front et de sortir de ces guerres picrocolines qui désespèrent tant de citoyens de ce pays.

Retour de la violence en Corse.

L’onde de choc du décès tragique d’yvan Colonna n’est pas encore passée mais il y a tout lieu de penser que les prochaines semaines risquent d’être très tendues en Corse mettant à mal les négociations entre l’état et les représentants de l’assemblée corse.

La responsabilité du premier est réelle d’avoir laissé traîner les discussions sur le transfert de nouvelles compétences en matière économique et fiscale notamment, sans omettre l’erreur d’avoir laissé pourrir volontairement le statut des condamnés de l’assassinat du préfet Erignac avec le résultat que l’on sait, occasion d’un nouvel embrasement de l’île.

Celle de l’assemblée corse est tout aussi réelle. Disposant d’une majorité absolue, ses responsables ont comme à l’habitude joué l’ambiguïté devenue encore plus flagrante lors du décès d’yvan Colonna en mettant en berne le drapeau tricolore sur les bâtiments de l’assemblée corse. Paradoxe du malaise corse : l’assassin est acclamé comme un héros tragique et entre de plein pied pied dans l’historiographie corse.

La France a un problème avec la Corse. Ce n’est pas nouveau chaque majorité politique s’y est cassée les dents depuis ces dernières décennies à vouloir imaginer des solutions qui n’en étaient pas. Et pourtant l’ensemble des îles bordant la méditerranée et les autres espaces Maritimes de l’union européenne sans parler des territoires d’outre mer disposent de statuts particuliers permettant de tenir compte de leurs spécificités.

Notre modèle républicain d’un jacobinisme pointilleux et méfiant vis à vis de toute velléité d’autonomie reste le frein véritable au déblocage de la situation en Corse. Il est temps que les partis politiques fassent à cet égard leur révolution, chiche !

Versant nord-est : un concept dépassé ?

Pour celles et ceux qui prennent un peu de temps de parcourir et d’observer les transformations des territoires qui structurent le versant nord-est de la métropole, on reste impressionné du potentiel que représentent les vastes espaces libérés de l’union, de la lainiere et du peignage Amédée Prouvost , soit un total de près de 150 hectares, à cheval sur Tourcoing, Roubaix et Wattrelos. permettant au ceti et au siège de lmh de sortir de leur isolement.

Sur ces territoires, un même amanageur et désormais une implication de la Mel plus affirmée. Mais une concertation politique bien timide malgré quelques réunions communes des conseils municipaux restées sans grands résultats. Sans vouloir réactiver ce qui avait été en son temps l’association des communes du versant Nord-Est, il y a néanmoins place pour la relance d’une réflexion commune compte tenu des enjeux de l’aménagement d’espaces qui sont les plus conséquents du territoire métropolitain. Retrouver le sens de l’intelligence collective n’est jamais de trop, c’est aussi le moyen d’éviter les guerres picrocolines entre communes et de mieux préparer l’avenir.

Ces territoires voient se multiplier les opérations, se préciser les projets de reconquête de leurs friches s’ajoutant comme dans le quartier de l’union aux aménagements autour du peignage de la tossee, la création d’un parc urbain,

Maison à 1 €

On peut trouver décevant le résultat d’une initiative lancée à l’improviste en 2015 sans avoir été préalablement cadrée, coûteuse pour la collectivité propriétaire du bâti, pour les futurs acquéreurs confrontés à un bouquet de travaux assez conséquent, et bien deçà des objectifs de réhabilitation des logements vacants dans le parc ancien, mais cette initiative à au moins le mérite d’exister.

Elle mérite d’être renouvelée au vue de l’expérience réalisée grandeur nature sur un objectif quantitatif plus ambitieux en l’assortissant d’une assistance à maîtrise d’ouvrage systématique de la part de la fabrique des quartiers qui a travers le PMRQAD à fait ses preuves. D’autant qu’un des freins aux opérations d’accession dans le parc ancien :la suppression de l’apl ac ession supprimée en 2018 à été levé dans la dernière loi de finances.

Comme quoi on peut être un peu plus optimiste pour l’avenir. Articuler l’ensemble des dispositifs existant est le plus sur moyen d’apporter sa pierre à l’édifice et de prendre à bras le corps la rehabilitation du parc privé qui est pour Roubaix un enjeu depuis des décennies. Dans ce contexte un petit clin d’œil : l’opération de livraison de plusieurs logements clés en main par la fabrique des quartiers rue delezenne à Roubaix dans le quartier du pile une autre façon de recycler du bâti ancien et d’en faciliter l’accession.

60 ème anniversaire des accords d’evian.

Rendons cette justice aux chaînes télévisées d’avoir rappelé ce qu’avait été la guerre d’Algérie et les 130 années d’occupation française de l’Algérie. Le 19 mars 1962 est l’épilogue d’une guerre atroce de 8 longues années d’un conflit qui a embrasé la vie politique française, et forgé dans la lutte une nation dont le point d’orgue à été la déclaration d’indépendance du 2 juillet 1962.

60 ans après les accords d’evian, le travail memoriel permet enfin d’aborder du moins du côté francais les réalités de la colonisation française, les ambiguïtés du je vous ai compris du général de Gaulle en 1958, les occasions ratées du dialogue avec les nationalistes algériens avant 1962, l’aveuglement meurtrier de l’OAS, et la responsabilité inexcusable des autorités françaises vis à vis des harkis.

Chirac, Sarkozy, Hollande ont l’un après l’autre essayé une pierre à l’édifice de ce travail de mémoire dans des discours forts à l’occasion de leur déplacement en Algérie. Emmanuel Macron avec l’aide de Benjamin Stora en à fait une de ses priorités avec des gestes concrets  comme l’ouverture des archives, ou la reconnaissance de l’assassinat de l’avocat algérien Ali boumedjel en 1957, celle des autorités françaises dans la répression de la manifestation des travaieurs algériens à Paris en 1961.

Chez les descendants des harkis comme chez ceux des pieds noirs, et de l’autre côté  de la méditerranée les mémoires restent néanmoins à vif  même si le dialogue fait petit à petit son chemin. Il y a en France un peu de l’Algérie comme il y a en Algérie un peu de la France, une évidence liée à une histoire  commune qui devrait pousser au renforcement du dialogue.

Faut-il dans conditions aller plus loin, sans parler de repentance aller à setif ou guelma pour donner un sens symbolique à ce dialogue souhaite par les jeunes générations ? je le pense fortement à titre personnel.

en coma dépassé.

Pas mieux pour être optimiste d’écouter les déclarations répétées des candidats à la présidentielle ! Celles et ceux qui alignent dans les sondages des scores calamiteux font comme si leur victoire était quasi certaine contre toute évidence.

Pour la gauche notamment, il va falloir boire la coupe jusqu’à la lie et retrouver un sens des réalités qu’elle a perdu depuis longtemps, sauf à désespérer encore plus celles et ceux qui croient aux valeurs de gauche.

La situation est toute aussi critique au plan local où les gauches prennent le chemin contre toutes les raisons de la division. Aller dans le mur avec résolution semble décidément leur marque de fabrique.

La guerre en direct.

Signe des temps, la guerre qui se déroule en Ukraine est suivie en direct, minute par minute, par les chaines TV en continu. Chacune s’est entourée l’aide d’un expert militaire. Il faut croire que nos géneraux du cadre de réserve avaient un besoin irrépressible de parler ! Le hic est qu’aucun d’entre eux n’est d’accord sur la stratégie et la conduite à tenir.

Mais il y a plus grave quand la frenesie de vouloir informer qui s’est emparée des chaînes d’information tourne à la politique fiction. Il y a 24h lCI n’a pas hésité à consacrer près d’une d’émission à débattre sur la question de comment se débarrasser de Poutine !

Laissons de côté les travers de cette information débridée pour revenir aux faits :celle d’une guerre au cœur de l’Europe et l’agression délibérée et annoncee d’un pays souverain par la Russie.A un peu plus de 2000 kilomètres de Paris se déroule des combats et une agression qui répètent les horreurs de la guerre en Syrie et la destruction d’Alep.

Les ukrainiens démontrent ce que résister veut dire, et ce n’était pas forcément prévu ! L’Europe s’est ressaisie en sachant adopter un train de sanctions économiques contre la Russie qui a court terme vont lui faire très mal. Mais il faut très certainement frapper plus fort en supprimant les importations de gaz et de pétrole en provenance de Russie, ce qui admettons le ne va pas de soi pour l’Allemagne ou l’Italie.

L’arme économique est de loin la plus efficace a tout autre solution qui ferait courir le risque cette fois de déclencher une 3eme guerre mondiale. Jamais une élection présidentielle ne se sera faite dans un contexte aussi difficile. Au fur et à mesure que se rapproche l’échéance, les postures politiques apparaissent complètement décalées, voire surréalistes. Ce qu’il y a de sûr c’est que extrême droite comme extrême gauche se seront disqualifiée dans des positions ambiguës vis à vis de la Russie, laissant à la gauche de gouvernement sociale et écologiste et à la majorité présidentielle sortante le choix d’une stratégie de raison, c’est à dire d’entente.

Des mémoires à sauvegarder.

Il y a un peu plus d’un an, un collectif d’habitants de Roubaix mais pas que avaient lancé un appel pour la sauvegarde du patrimoine roubaisien, grand comme petit patrimoine, concerné ou pas par les opérations de rénovation urbaine. Cette initiative, rappelant celle d’art action qui avait débouche sur la reconnaissance de Roubaix comme ville d’art et d’histoire, est la bienvenue, tant la vigilence doit s’imposer pour la préservation d’un patrimoine spécifique d’une ville aussi marquée par la révolution industrielle du 19ème siècle.

Sans rapport direct avec cette initiative citoyenne, la disparition d ‘acteurs ou de responsables de comités de quartiers, de comités des fêtes, de clubs sportifs, d’ associations diverses, et plus généralement de citoyens engagés professionnellement ou à titre divers dans l’aide ou l’entraide de leurs concitoyens, mais encore l’action syndicale et politique, pose la question de la sauvegarde et de la transmission de leur mémoire ainsi que de leur témoignage.

Les publications des ateliers mémoire font à cet égard œuvré utile, mais elles ne peuvent pas tout et elles disposent d’un appui relatif de la part de la municipalité. Il en va de même pour celles de société d’émulation de Roubaix, riches et denses.

Pour apporter une modeste contribution au sujet, je suggère que soit examinée avec l’université plusieurs recherches de thésards par ex sur les amicales laïques de Roubaix, les comités de quartiers, ou encore l’ACO, et que soit exploitée, restituée et communiquée la mine d’or que représente la liste des médaillés du bénévolat depuis la création du dispositif. Mais ce sont que des pistes que je jette comme des bouteilles à la mer.

de l’importance pour Roubaix de disposer de lieux de débat et de réflexion.

Le Cercle roubaisien, une nouvelle instance de réflexion citoyenne s’est glissée dans le paysage roubaisien avev deux premiers débats sur le droit de vote à 16 ans et la problématique de la sécurité à Roubaix. L’ambition affichée par le Cercle roubaisien est ainsi de permettre d’aborder de façon régulière un ensemble de sujets et de thèmes concernant Roubaix et son avenir.

On ne peut que se souhaiter bonne chance à cette initiative bien utile au moment où les partis politiques de leur côte ont un défi redoutable à relever : celui de se reconstruire de fond en comble et de retrouver une légitimité qu’ils ont pour la plupart d’entre eux perdue au bénéfice de l’extrême droite ou de l’abstention.

Ce retour de la réflexion et du débat est aussi une façon de renouer sous d’autres formes avec l’éducation populaire si importante dans le passé de Roubaix. C’est en meme temps une invitation à revisiter son histoire et la place et la modernité de figures comme celle de Jean lebas et d’André Diligent.

Alors place aux initiatives, rien ne sera de trop de façon à démentir les oiseaux de mauvais augure qui se complaisent à présenter une image complètement tronquée de Roubaix, pour le prix d’une notoriété éphémère dans les réseaux sociaux.

Un projet partenarial d’aménagement :pour quoi faire ?

Un prochain conseil municipal va débattre de la signature de la convention entre l’état, la Mel et la ville de Roubaix concernant la mise en œuvre du projet partenarial d’aménagement découlant des dispositions inscrites dans la loi Élan .

L’approbation et la signature attendues de ce projet qui cadre la vision de Roubaix à l’horizon 2030 ont déjà été précédées en 2021 d’un protocole de préfiguration, de la réalisation de plusieurs diagnostics sur l’habitat notamment par l’agence d’urbanisme, d’amorce de réalisations concrètes par ex sur le site de Blanchemaille et l’ancien couvent de la Visitation, avec la décision de l’état de nommer une sous- préfete pour accompagner la ville dans l’application de ce projet.

Les axes retenus : la résorption de l’habitat insalubre, l’action foncière et la gestion des friches, le développement économique autour de la ville circulaire et de la relance de la filière textile, l’accessibilité du versant Nord-est sont difficilement contestables, encore que la problématique du centre ville et son attractivité commerciale y font défaut. Mais la n’est pas la question.

Se donner les moyens d’une vision de la ville à 15 ou 20 ans est louable, mais ce dont elle a besoin est plutôt une synthèse et des lignes directrices à partir des multiples études déjà réalisées depuis ces dernières années au lieu de consacrer à nouveau 2 millions d’euros à de nouvelles études. La crédibilité de ce projet partenarial repose aussi sur la capacité de la ville à dégager dans la durée des moyens et des capacités d’ingénierie qui ont fondu comme neige au soleil ces dernières années. L’hémorragie constatée à ce sujet est plus que préoccupant, invisible elle est bien réelle et risque de contrarier les effets du PPA.